La magie de Noël




Le sapin de Noël et les illuminations : « quand Paris brille de mille feux » !

L’usage d’un sapin au moment de la célébration de Noël remonte au Moyen Âge. En effet, au 11ème siècle, un des mystères les plus populaires durant la période de l’Avent est celui du Paradis. Or, l’arbre du Paradis est représenté par un sapin garni de pommes rouges… Le premier « arbre de Noël » au sens où on l’entend aujourd’hui est apparu en Alsace au 16ème siècle. La coutume s’est ensuite répandue localement pour devenir courante au 17ème siècle en Allemagne et en Autriche.

En France, le premier sapin de Noël a été introduit par Hélène de Mecklembourg, duchesse d’Orléans. Celle-ci, originaire d’Allemagne, a grandi avec cette coutume. Pour retrouver un bout de son pays natal en France, elle décide en 1837 de faire planter un sapin dans le jardin des Tuileries.

L’occupation prussienne entre 1870 et 1873 contribue à l’expansion du sapin en France. Cette mode se répand de l’aristocratie vers la bourgeoisie puis auprès des gens du peuple. Le sapin s’impose finalement durant la Belle Époque, après 1890.
Au début du 20ème siècle, les bougies sont remplacées par des ampoules électriques, moins dangereuses. Rapidement, ces illuminations s’étendent à l’ensemble de la ville et deviennent une attraction incontournable, notamment à Paris. Lointain écho des cultes solaires primitifs, les illuminations font scintiller la Capitale : des boulevards aux vitrines des grands magasins, Galeries Lafayette, Printemps Haussmann ou Bon Marché, la ville brille de mille feux !

Des étrennes aux jouets de Noël : l’influence des Grands Magasins !

Au milieu du 19ème siècle, les étrennes peuvent être des bijoux pour les dames ou des poupées, des bonbons ou des livres pour les enfants. Les Grands Magasins, qui apparaissent tout au long du 19ème siècle, suggèrent aux Français, dès le mois de décembre, des idées d’étrennes pour le Nouvel An. À la fin du mois de décembre, Paris est littéralement transformé par la quête des étrennes, comme le raconte Edouard Fournier :

« En ce moment tout est aux étrennes et pour les étrennes. C’est partout un tel encombrement de jouets sur les boulevards, dans les rues, dans les maisons, que Paris est devenu vraiment inhabitable pour tout le monde, si ce n’est pour les marmots et pour les marchands ».

C’est à partir du dernier quart du 19ème siècle que la mode des cadeaux de Noël a vu le jour dans les familles de l’aristocratie et de la bourgeoisie. Le moment est idéal : les Grands Magasins, alors très en vogue, proposent de nombreux jeux et jouets pour les étrennes. C’est à partir de ce moment-là que les cadeaux ont commencé à être distribués à Noël plutôt qu’au Nouvel An.

Les jouets sont bien différenciés entre garçons et filles. Les filles reçoivent essentiellement des jouets en lien avec leur futur rôle de maîtresse de maison et de mère alors que les garçons reçoivent des soldats ou des automobiles miniatures. Dans les milieux populaires, les cadeaux sont beaucoup plus modestes : des friandises, des biscuits, du pain d’épice ou éventuellement une orange de Noël, fruit luxueux à l’époque. Les beaux jouets, vendus en magasin, restent encore des objets de luxe accessibles à quelques-uns seulement. Les enfants doivent se contenter de les admirer à travers les vitrines des magasins parisiens,

Les marchés de Noël à Paris : la vie qui bouillonne !

Les marchés de Noël sont apparus dès le Moyen Âge en Allemagne et dans l’Est de la France. Le premier marché attesté a eu lieu en 1434 à Dresde en Allemagne : le prince Frédéric II avait accordé un privilège aux marchands de viande pour vendre le « Frestbraten », un rôti de fête qui marque la fin du jeune de l’avent. En France, le plus ancien marché de Noël a eu lieu à Strasbourg au 16ème siècle. Cette tradition a progressivement gagné toutes les régions de France.

ÀAParis, après la fin du Second Empire et les grands travaux haussmanniens, les marchés de Noël envahissent les grands boulevards. Ils permettent de faire des provisions pour le repas de Noël et d’acheter les premiers jouets. Ceux-ci sont très animés la veille de Noël, comme le montrent les deux illustrations ci-dessous. Monseigneur Chabot décrit l’agitation des grands boulevards à la fin du 19ème siècle à Paris :

« Dès la nuit tombée, les rues sont envahies par la foule : sur les boulevards, auxquels les petites boutiques provisoires prêtent la physionomie d’une fête enfantine, c’est un flot toujours croissant, toujours renouvelé de promeneurs. Les terrasses de cafés s’encombrent à vue d’œil ; à tous ces gens attablés, des camelots viennent proposer le jouet du jour, en accompagnant leur boniment des facéties les plus originales ».

Aujourd’hui, Paris propose à ses habitants et aux touristes un grand marché de Noël aux Tuileries et un autre à la Défense au pied de l’arche. Ces marchés, qui mettent en valeur les spécialités régionales et l’artisanat, sont devenus des lieux touristiques incontournables et attirent chaque année de nombreux visiteurs.

Mobilis Paris
Mardi 20 Novembre 2018
     


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