Les écoquartiers : des endroits où vivre d'un nouveau genre



Depuis leur apparition dans l’hexagone en 2000, le concept des écoquartiers n’a pas désemplit. Grâce à leur prix équivalent à ceux d’un quartier classique, on en compterait un demi-millier en France.


Les Écoquartiers, qu’est-ce ?

En 2010, Jean-Louis Borloo, alors ministre de l'Écologie, de l'Énergie, du Développement et de l'Aménagement durable décide de développer le concept d’écoquartiers qui voit le jour un peu partout en Europe. Il charge le député Bruno Bourg-Broc de présider la Commission d’analyse et d’appui du Plan Ville durable qui contrôlera les candidatures pour les appels à projets Écoquartier et Écocité. 394 projets avaient alors postulé dont 100 en phase opérationnelle.

Les écoquartiers sont un groupement de bâtiment qui s’inscrit dans un objectif de développement durable et de réduction de l’empreinte écologique. Cela passe par plusieurs actions :

- la réduction des consommations énergétiques et d’eau,
- la limitation de la production de déchets,
- une meilleure gestion des déplacements en voiture et l’incitation à utiliser les transports en commun,
- favoriser la biodiversité.

Ainsi même les matériaux utilisés lors de la construction font l’objet d’une attention particulière afin qu’ils soient les moins polluants possibles et réutilisables. Il y a moins de place de parking pour garer son véhicule puisque ce sont les transports en commun qui y sont le plus favorisés. Une grande partie des constructions sont des lieux communs. On peut donc y trouver des écoles, des aires de jeux, des maisons de retraite, des salles de spectacle mais aussi des commerces.

Mais habiter un écoquartier c’est aussi une façon de vivre. Ainsi les habitants veillent à ce qu’une mixité socio-économique, culturelle et générationnelle règne dans le quartier. Un accompagnement est également mis en place pour apprendre les règles de ces quartiers aux nouveaux habitants.

Le prix reste globalement le même que dans les quartiers classiques et il n’y a plus de surcoût pour habiter ou investir. Cependant des différences peuvent toutefois être observables en fonction de l’écoquartier que l’on souhaite habiter. Le prix des docks à St-Ouen est de 4500€ le m² alors que certains programmes de l’île Seguin à Boulogne sont montés jusqu’à 9000€ le m².

En 2011, l’heure est venue de faire le bilan de cette opération. Plusieurs villes sont récompensées et les villes de Nancy et Lille se voient décerner le Grand Prix national 2011 pour leur action de rénovation urbaine.

Les écoquartiers en France...

Paris est en train de suivre le mouvement. Ce sont surtout les 12e, 13e, 17e, 18e et 20e arrondissements qui sont concernés par les éco-constructions. Mais beaucoup d’autres sont en projet d’éco-rénovation comme le 2e, le 7e le 9e.
Dans le 15e arrondissement, le site de l’ancien hôpital Boucicaut sera bientôt transformé en écoquartier avec les eaux de pluie réutilisées pour l’arrosage, des murs et toitures végétalisés ou encore le chauffage assuré par des énergies renouvelables. Deux bâtiments comprendront chacun 16 et 20 logements ainsi qu’une unité de vie pour les personnes âgées dépendantes.

Pour voir la carte des écoquartiers de Paris cliquez ici


En France le quartier de la Confluence à Lyon est une belle illustration de la réussite de ce projet. Le projet de rénovation de ces docks a été abordé pour la première fois en 1990 mais ce n’est qu’en 2003, après l’implantation du tramway, qu’il a été sérieusement étudié. La première phase de l’opération a vu s’élever une place centrale nautique en forme de plan d’eau, des architectures économiques en énergie, des jardins d’eau et des équipements majeurs. La seconde phase fera en sorte que le quartier soit à l’énergie zéro, dense au nord et champêtre au sud, traversé de liaisons le rejoignant au reste de la ville.

... Et partout ailleurs.

Aux Pays-Bas, c’est l’écoquartier EVA lanxmeer dans la ville de Culemborg qui fait figure de proue. Son originalité vient du fait qu’il a été conçu avec des futurs habitants dans un processus créatif de bottom-up. Ainsi ils doivent respecter plusieurs règles majeures dont : aucune voiture dans le quartier ou encore pas d’eau de Javel dans les rejets. Les aménagements prévoient un petit jardin dans chaque habitation, la construction d’une maison de retraite et d’une école, ainsi qu’une ferme et une permaculture.

À Londres, l’îlot résidentiel BedZED de 100 logements construits au sud de Londres par le cabinet d’architectes Bill Dunster est le premier ensemble de cette taille et avec cette efficacité construit au Royaume-Uni. Le projet couvre 1,7 hectares, comprend 2005m² de bureaux et commerces, un espace communautaire, une salle de spectacles, une crèche, un café, un centre médico-social et beaucoup d’autres pour un coût total de 17 millions d’euros. BedZED a ainsi réduit de 50% son empreinte écologique dont une réduction de la consommation d’énergie de 88% pour le chauffage et de 57% pour l’eau chaude.

Groupe Mobilis
Mardi 12 Juin 2012
     


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